C’est en général un plaisir d’apprendre que l’on a hérité du patrimoine de quelqu’un, mais ce que l’on oublie souvent, c’est que cette étape s’accompagne du paiement des droits de succession. Ceux-ci sont calculés en fonction de la valeur des biens transmis et du lien entre le défunt et l’héritier. Pour certains héritiers, régler immédiatement ces sommes peut représenter une difficulté financière majeure. Heureusement, la loi française prévoit des solutions pour permettre aux héritiers de faire face à cette charge. Il peut s’agir de différer le paiement de l’effraction ou de trouver des alternatives adaptées à la situation fiscale et patrimoniale.
Comprendre le calcul des droits de succession et ses délais
Les droits de succession sont calculés à partir de la valeur nette du patrimoine, après l’application des abattements légaux. Ce droit de succession doit généralement être réglé dans les 6 mois suivant le décès si le défunt est décédé en France.
Dans le cas contraire, le paiement doit être fait dans l’année pour les héritages transfrontaliers. La somme due peut inclure non seulement les droits eux-mêmes, mais également des intérêts de retard si le paiement est différé sans autorisation. Il vous faut donc comprendre ce calcul et le délai légal afin d’identifier les options possibles lorsque le paiement immédiat ne l’est pas.

Quelles sont les solutions pour différer ou fractionner le paiement ?
Lorsqu’un héritier ne peut pas payer la totalité des droits, il peut demander un différé ou un paiement fractionné des droits de la succession auprès de l’administration fiscale.
De fait, le droit au paiement échelonné permet de régler les droits en plusieurs mensualités, en fonction de la situation financière et du montant total dû. Cette solution évite de devoir vendre rapidement des biens pour obtenir des liquidités, tout en restant dans les règles légales.
La demande d’échelonnement du paiement doit être faite auprès de l’administration fiscale avant l’échéance initiale. Elle doit être accompagnée d’une justification précise de la situation économique de l’héritier qui n’est pas en mesure de payer.
La vente de biens ou les prêts comme solution alternative
Dans certains cas, même un paiement fractionné ne suffit pas à couvrir la somme des droits. À ce moment, l’héritier peut envisager de vendre une partie du patrimoine afin de disposer des liquidités nécessaires, par exemple :
- des biens immobiliers ;
- des titres financiers.
Par ailleurs, il est également possible que l’héritier sollicite un prêt bancaire spécifique afin de régler les droits de succession. En revanche, ces solutions doivent être évaluées avec soin. Cela évite de compromettre la valeur de l’héritage ou de générer des charges supplémentaires trop lourdes sur le long terme.

Contacter l’administration fiscale pour trouver la meilleure solution
L’administration fiscale peut en effet proposer différentes solutions adaptées à la situation de l’héritier. Aussi, un échange avec le service compétent permet d’identifier les options de paiement différées, d’échelonnement ou de réduction des intérêts.
Les héritiers sont tenus de fournir des justificatifs précis tels que leurs revenus, leurs dettes et la valeur des biens hérités afin que l’administration puisse prendre une décision éclairée. Il s’agit d’une démarche proactive qui va éviter les majorations automatiques afin de garantir le paiement des droits de manière légale et organisée.
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Pierre Morel est un expert financier passionné par l’analyse des marchés et des tendances économiques mondiales. Il écrit pour huyghe.fr depuis plusieurs années.