De la propagande à la guerre de l’image

La propagande propage : foi, doctrine, certitudes, confiance en une cause et hostilité envers des symboles adverses… Elle propage aussi des textes, des chants, des clichés, des icônes, … Le mot évoque de grandes mobilisations, des guerres totales des idéologies totalitaires. Tout cela est censé renvoyer à des époques révolues… Et pourtant, à l’heure où la télévision live planétaire et Internet semblent tout montrer, nous redoutons plus que jamais les falsifications de la réalité et les épidémies de fanatismes. D’autant que ces derniers retournent les moyens de diffusion high tech contre l’Occident qui les a inventés.

D’un côté, les recettes de la propagande sont connues au moins depuis l’Antiquité – répéter, simplifier, diaboliser…, elles ont été systématisées depuis presque un siècle et sont toujours appliquées. De l’autre l’art de convaincre les masses évolue suivant les idéologies qui le mobilisent et les technologies qui le concrétisent. Une histoire des idées contagieuses – et des manœuvres et duperies qui les accompagnent – est aussi une histoire des moyens de contagion. Faire adhérer à une utopie politique n’est pas exploiter une horreur filmée à l’autre bout du monde. On ne convainc pas de la même façon des foules rassemblées ou des audiences planétaires dispersées. Les chants et affiches n’ont pas le même effet que les images numériques et les rumeurs en réseaux.

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