L’art de la guerre idéologique

La nouvelle guerre idéologique pour les cœurs et des esprits, souvent caricaturée – progressistes versus populistes – révèle une tension derrière nos tabous et nos choix quotidiens. Elle porte aussi sur ce qui est réputé factuel, apolitique, moralement évident, indiscutable, etc., ou fantasme, haine, complotisme… et suscite des contre-stratégies : pas de penser-ensemble sans penser-contre. On voit, du coup, se réinventer voies et les moyens de faire croire et de faire douter.

Les débats font rage qui sur le populisme, qui sur le politiquement correct, qui sur la carence ou l’hégémonie idéologiques (de la droite ou de la gauche). D’où panique des autorités intellectuelles ou médiatiques. On s’accuse réciproquement de manipuler les faits et les esprits

La contradiction principale oppose le camp de la souveraineté/identité aux partisans des normes libérales du droit et du progrès. Elle est asymétrique et s’exaspère. Sur l’État, l’Histoire, le social et le “sociétal”, sur les mœurs… Les accusations se croisent : délit (contre le vrai et le juste) contre déni de réalité.

Le livre ne prétend pas discriminer bonnes ou mauvaises pensées, mais analyser comment des idées deviennent des forces agissantes.

Les fabriques du consentement (au temps des mass médias ou du match socialisme contre capitalisme et des discours déversés verticalement) ont vieilli. Dans décrit les rhétoriques inédites du mépris (psychiatriser et crétiniser). On parle du contrôle croissant des représentations, code, vocables comme des flux d’attention. On traite des technologies, des algorithmes & co. et des groupes ou organisations d’influence. On rappelle les grandes peurs (fin du monde écologique, populisme pour les progressistes, perte de confiance et d’identité…) qui ramène souvent le débat à « Crimepensée » versus « On ne peut plus rien dire ». Bref, on décrit un nouvel art de la guerre idéologique, d’autant plus dur qu’il repose sur le déni de l’idéologie.

Voir sur la page de l’éditeur.

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