Gagner les cyberconflits : au-delà du technique

Co-écrit avec Olivier Kempf et Nicolas Mazzucchi

Editeur : Economica

On se bat dans le cyberespace pour des motifs écoomiques, politiques, idéologique…, suivant des règles, avec des moyens, des alliés et des adversaires, des mentalités, des critères de la victoire, mais aussi des aléas et des surprises etc.. qui bouleversent ce que nous enseignait la stratégie classique. Une synthèse pour comprendre la nouvelle dimension du conflit.

Le cyberespace couvre trois couches : physique (les matériels), logique (les logiciels) et sémantique (l’information qui circule dans le cyberespace). Les études sur la cyberconflictualité se concentrent le pus souvent sur la couche logique. Or, la couche sémantique, absolument déterminante, constitue l’objectif final de bien des cyberagressions.
Malgré les points communs, on ne peut réduire l’action dans la couche sémantique à la guerre de l’information ou à la com- munication stratégique : une cyberstratégie se dirige en premier lieu contre l’adversaire, même si cette action peut passer aussi par le public. Elle n’est pas non plus une simple subversion : la majorité des cyberagressions (le livre est fondé sur l’analyse d’une quarantaine de cas) combine des actions dans les trois couches et sont composites (espionnage, sabotage et subversion).
Gagner le cyberconflit suppose bien sûr des calculs et des computations dans la couche logique. Mais il n’est pas un virus, pas un ver, pas un maliciel, aussi évolué soit-il, qui n’atteigne son but si la dimension sémantique a été omise du calcul stratégique.

François-Bernard Huyghe, Olivier Kempf et Nicolas Mazzucchi sont chercheurs à l’Institut des Relations Inter­ nationales et Stratégiques (IRIS), spécialisés en cyberstratégie et en géoéconomie. Ils ont écrit ce livre à l’issue d’une étude effectuée au profit du Conseil Supérieur de la Formation et de la Recherche Stratégiques (CSFRS).

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