Wikileaks : l’affaire continue

La fuite-record de Wikileaks à propos de l’Irak pourrait bien n’être qu’un début. Tandis que des journaux comme le Guardian multiplient les révélations sur la torture pratiquée par les forces iralkiennes, le débat porte maintenant sur « Frago 252 ». Un Frago est un « ordre fragmentaire » qui résume des instructions à l’intention des troupes. En l’occurence le N° 242 datant de 2004 demanderait aux troupes de la coalition en Irak de ne pas enquêter sur les crimes et délits, comme des brutalités commises sur des prisonniers, tant qu’ils ne sont pas commis par ces troupes. Ce qui équivaut à leur ordonner de fermer les yeux sur tout ce qui est fait par les alliés irakiens.

Au moment où le très contesté Maliki tente de former un gouvernement, et où la stratégie d’Obama suppose la fiction du retrait des troupes US d’un Irak à peu près stabilisé, cela tombe mal. Parallèlement les négociations de paix avec des talibans modérés suscitent un scepticisme croissant, en dépit des annonces triomphalistes sur les progrès parallèles des opérations militaires en Afghanistan. .Richard Holbroke lui-même  en reconnaît les limites.

 Et voici que des bruits annoncent que Wikileaks  va revenir sur le cas afghan avec encore quelques milliers de documents.

Daniel Ellsberg, l’homme qui a révélé les papiers du Pentagone en 1971 avait du photocopier un millier de documents à la main avant de les remettre à la presse décrit admirativement Assange, le leader de Wikileaks come « l’homme le plus dangereux du monde » ; il est devenu, en tout cas, le pire cauchemar d’Obama.

 

En lien avec cet article