L’avenir du terrorisme

Après les attentats de Londres

Après que le jihadisme ait démontré une fois encore qu’elle pouvait frapper en Europe,
après que les chiffres du terrorisme aient indiqué sa nette progression en 2004,
après tous les attentats attribués à la mouvance al Qaeda et dont beaucoup n’ont frappé ni des démocraties, ni des pays occidentaux, ni des nations membres de la coalition américaine en Irak,
après que Bagdad soit devenue la capitale du « tourisme-terrorisme », où vont se former les mouhadjidines du monde entier,
après que la méthode U.S. de guerre « préemptive » (frapper les sanctuaires du terrorisme, donc les États complices, tyranniques et prolférateurs) se soit révélée contre-productive…,
il est temps de poser sérieusement la question de la victoire sur le terrorisme.

Rappelons que le terrorisme est une méthode de lutte des acteurs non-étatiques et clandestins commettant des attentats à buts politiques.

Or un attentat, cela attente aussi au prestige, au moral, à l’autorité, à l’autonomie de décision d’un adversaire, et cela fournit de ce fait une réparation symbolique au «public » supposé auquel s’adresse le message terroriste. En ce sens, le jihadisme ne cesse d’attenter – phyiquement et symboliquement – à la sécurité de ses ennemis, de profiter de leur système médiatique pour le faire savoir et de se féliciter de ses succès. Ce qui est à nos yeux constitue des crimes contre des victimes innocentes, représente aux siens des « conquêtes » glorieuses, de justes punitions des ennemis de Dieu et une réponse à l’humiliation séculaire des musulmans.

Ce jihadisme formant un réseau planétaire, trouvant partout ses cibles (« juifs et croisés », Occident coupable des souffrances de l’Oumma, régimes arabes complices, symboles de la décadence des mœurs et de la domination des Arabes…) semble ainsi renouveler sans fin sa force de nuisance matérielle autant que sa capacité de recrutement et sa motivation.

À supposer que la « victoire sur le terrorisme » coïncide avec la fin des attentats, comment obtenir ce résultat ?

Cliquez ici pour télécharger l’article complet en PDF

Bientôt dans la revue AGIR

Article précédentDu lobbying
Article suivantTerrorisme : le nom de l’ennemi

En lien avec cet article