huyghe.fr - Le site de François-Bernard Huyghe
OK
 Sur Twitter : @huyghefb
 Comprendre les conflits : une nouvelle polémologie
 Terrorisme
 Affrontements, stratégies et images
 Information, pouvoir et usage : l'infostratégie
 Intelligence économique : du savoir à l'influence
 Pouvoirs et information
 Transmission et communication : la médiologie
 Médiologie au présent
 Médiologie de l'histoire
 Divers
 Textes à télécharger
 Huyghe Infostratégie Sarl
Formations Pratiques > IRIS SUP Géoéconomie et intelligence stratégique
IRIS SUP Géoéconomie et intelligence stratégique



Mode d'emploi :



ce guide accompagne le cours de François-Bernard Huyghe :
Géoéconomie et intelligence stratégique




Outre les notes que vous prendrez pendant ce cours, vous pourrez, bien entendu, consulter la
bibliographie.



 
Vous pouvez naviguer sur le site  au gré de votre inspiration
, y consulter des extraits de certains livres, comme "Comprendre le pouvoir stratégique des médias", aller télécharger des brochures voire même des livres numériques.

Voir aussi le livre "Maîtres du faire croire. De la propagande à l'influence" aux éditions Vuibert (2008)


Pour simplifier, vous trouverez ci-dessous un brochure regroupant un glossaire, une bibliographie et un dictionnaire critique des principaux concepts utilisés pendant ce cours



Si vous désirez aller plus loin, vous pouvez également consulter le site influcrise.wordpress.com


La partie du cours que j'assume s'articule autour de quatre thèmes auxquels correspondent diverses brochures téléchargeables en Pdf, des anthologies de textes figurant ailleurs sur le site  :





I Une présentation générale de la notion d'information et de veille


Sur l'information, voir ce texte


Voir ici une version actualisée d'une brochure sur la veille


Également téléchargeable ici


II Une (brève) introduction à l'intelligence économique







Ou le texte téléchargeable ici

III Une partie historique sur l'influence notamment dans ses rapports avec les technologies de communication et sur ses nouvelles formes (notamment après le 11 septembre)






IV Une partie sur le risque et la crise








Bien entendu, personne ne pense que vous allez lire tous les documents auxquels il est fait renvoi : ce serait très long et passablement répétitif (il y a forcément des textes redondants). Simplement, au gré de vos curiosités, vous pouvez approfondir tel ou tel point. Il s'agit d'aides et de suggestions pour construire votre propre méthode de documentation et de veille.



S'il ne faut retenir qu'une chose, c'est cette adresse: http://www.huyghe.fr/formation_37.htm



En cas de problème : contact@huyghe.fr





Le résumé





I Qu'est-ce que s'informer ?





La recherche d'information (terme qui peut recouvrir aussi bien des données stockées que des messages circulant, des «nouvelles», des connaissances reliées à un ensemble d'autres s avoirs ou encore des « programmes ») est cruciale pour toute organisation. Celle qui nous concerne ici doit répondre à des critères de :

- pertinence (en quoi elle concerne notre projet stratégique et se traduit, par exemple, en termes de dangers et opportunités)

- authenticité (bien émaner de la source désirée) et véracité (bien décrire la réalité)

- « fraîcheur » (parvenir à temps pour l'action)

- exhaustivité (bien couvrir l'ensemble du sujet)

On définira également les « ennemis « de l'information : mésinformation, déisnformaiton, surinformation, secret...



II Notions d'Intelligence économique



L'intelligence économique (souvent réduite à ses initiales «IE») est la version française de ce que les Anglo-Saxons nomment competitive ou business intelligence. Elle fait partie des stratégies de l'information et, plus précisément de l'intelligence stratégique, l'activité de recherche d'une information de valeur cruciale pour les décideurs (économiques ou politiques). Elle se développe dans un contexte d'après guerre froide : celui de l'économie de l'immatériel, de la société de l'information, qui est aussi la société du risque et de l'hypercompétition.

Une de ses composantes importantes est la protection du patrimoine informationnel, donc la faculté de ne pas laisser filtrer d'informations utiles à un adversaire ou à un rival. C'est tout simplement l'art de garder ses secrets. Il est complémentaire des techniques d'acquisition de l'information (en principe légales et n'ayant rien à voir avec l'espionnage) par les différentes formes de veille et de renseignement. Mais aussi par l'influence : il ne s'agit pas seulement de cognition (savoir et ne pas laisser savoir ce qui est utile à la décision stratégique) mais aussi de conviction



III L'influence



De la rhétorique à l'influence



Il existe des techniques pour agir sur autrui (par persuasion, manipulation, etc.) enseignées depuis des siècles, et les organisations d'influence (qu'il s'agisse de prosélytisme religieux, de propagation d'idéologies, de formatage des esprits...) sont aussi anciens.

À travers ses multiples formes- prestige, diffusion de discours persuasifs et d'images, mobilisation de réseaux, formatage des esprits, propagation de normes et valeurs, mais aussi offensive par désinformation, déstabilisation, relais parfois occultes..., l'influence a toujours été le complément ou le substitut de la puissance à l'échelon international comme de l'autorité en politique intérieure.




Pour comprendre ce phénomène, il faut l'envisager dans une triple perspective :

-historique (l'influence théorisée depuis l'Antiquité a évolué au fil du temps, la propagande typique de l'ère des mass media, etc.),

-technique (l'étude des méthodes)

- et sociologique/ médiologique (le rôle des organisations pratiquant l'influence et des vecteurs qu'elles emploient, dont les médias)



Les nouvelles formes d'influence



Les organisations pécialisées dans la pratique de l'influence visant le public, les élites, les relais d'opinion prolifèrent et s'adaptent. Dirigées par des États ou des particuliers, au service d'intérêts économiques, politiques ou idéologiques, des professionnels de l'idée ou de l'image, de la suggestion ou de la dénonciation exercent ainsi un pouvoir inédit. Il n'est pas celui de la puissance matérielle ou l'autorité légale. Il suscite autant de stratégies qu'il faut comprendre en fonction des technologies et des idées dominantes.

Le vaste champ de l’influence englobe donc aussi bien des politiques générales d’image menées par des pays ou des activités de lobbying légales (et bien acceptées dans certains États) que des manœuvres bien plus obscures et agressives de déstabilisation informationnelle d’une entreprise.



En économie l'influence permet d'acquérir un avantage (comportements ou opinions
favorables à ses projets, voire création d'obstacles à ceux de ses rivaux).



Dans une économie de l'immatériel, tout ce qui dépend de la
réputation, de l'image prend de plus en plus d'importance, avec les
technologies de l'information et de la communication (voir le Web 2.0)
facilitent les stratégies d'influence. L'influence est donc liée aussi
à la richesse des Nations et des entreprises, comme le marque bien sa
place dans l'intelligence économique.




IV Crise



Naturelle industrielle, sanitaire, la crise devient aussi souvent, médiatique, cognitive, de réputation, de fiabilité, de traçabilité, d’évaluation ou de publicité. Elle est liée au respect des critères éthiques, politiques, sociaux ou écologiques.



Toute crise est à la fois de communication et d’information. De communication parce qu’elle est immédiatement mise sous les projecteurs des médias, et que notre société obsédée par l’utopie du zéro-risque est sensible à tout événement dramatisé. Elle est d’information dans la mesure où elle résulte tantôt d’une affirmation (vraie ou fausse) ou de données divulguées ou mal protégées, tantôt d’un renseignement dont il se révèle après coup qu’il faisait défaut au moment voulu.

Au-delà recettes de la communication de crise, une méthode de prévision stratégique devient indispensable.