27 septembre 2017 - Renseignement et terrorisme
intervention au colloque Participation et progrès




Renseignement : interpréter le message djihadiste

Que la lutte contre un groupe qui recourt au terrorisme passe d’abord par du renseignement, cela se comprend aisément. Toute stratégie de la terreur requiert de la planification, de la coordination, des messageries, de longues périodes d’attente correspondant à une vie « normale », souvent des hiérarchies, toujours des camaraderies et des réseaux..., le tout évidemment sous la protection du secret -jusqu’à leur l’action, l’attentat, qui sera brusque et spectaculaire -. Chacune de ces composantes suppose des contacts, des traces, voire des procédures : autant d’occasions pour un service de renseignement de découvrir qui ils sont, où ils sont, ce qu’ils préparent, etc, s’il est capable de briser ce secret.

Mais, le terrorisme implique aussi une théâtralité : à commencer par l’attentat lui-même, destiné à toucher l’opinion de la façon la plus spectaculaire. Il s’accompagne d’un discours structuré pédagogique (expliquer) et incitatif (contraindre). Qu’il s’agisse de revendiquer, de menacer, de commenter l’attentat, de recruter, de justifier la cause doctrinalement et historiquement, les terroristes s’inscrivent, par définition, dans une démarche de proclamation. Ils sont souvent même bavards. La lecture ou l’interprétation de leur message devrait être une priorité pour la lutte anti-terroriste : un adversaire qui s’adresse autant à ceux qui sont sensés rejoindre son camp qu’à ceux qu’ils combat et qui cherche à démontrer avec un écho maximum la logique de ses actes devrait être plus prévisible. Donc plus vulnérable.

Message califal


Or, dans le cas de l’État islamique, plus il communique avec de la violence, des images ou des mots, moins nous semblons capables de le comprendre (l’inverse n’étant certainement pas vrai). Plus ils s’évertuent à nous convaincre de leurs raisons, plus nous en cherchons d’autres. Certes, à chaque nouvel attentat, les médias répètent que la cible était « symbolique ». C’est indéniable, puisque les terroristes quand ils tuent, veulent, suivant le mot de Camus « tuer une idée ». La victime que nous disons « innocente » est, pour eux, à la fois coupable (par exemple du seul fait de payer des impôts à un pays qui les attaque ou de ne pas avoir rejoint la cause) et représentative. Représentative de « ce que nous sommes », certes, et dont nous nous déclarons souvent solidaire - des jeunes gens insouciants, des foules cosmopolites, des représentants de l’État.. - mais surtout représentative de tout ce qui est négatif aux yeux des agresseurs, permissivité, laïcité, individualisme, impudeur, etc.

Mais au-delà de cette symbolicité et même si nos logiques sont inversées, l’énorme flux de messages que déverse l’État islamique, à la fois de façon centralisée, avec le soutien d’un proto-État, ses agences de presse, ses vidéos, ses magazines ou depuis la base, sur les réseaux sociaux est largement sous-exploité. Bref, on plaidera pour une stratégie de l’interprétation qui ne semble pratiquée qu’à petite échelle.

Ceci peut s’expliquer en partie par notre répugnance à admettre que les actes les plus barbares se réclament de la religion, du désir du Bien ou d’un dessein politique structuré. D’où une tendance dite « rienavoiriste » à pyschiatriser ou à sociologiser, à réduire à des passions tristes ou à des imbécilités (au sens étymologique de celui qui a besoin de s’appuyer sur le bâton, ici une croyance irrationnelle). Or s’il est évident qu’il y des déterminants psychiques, culturels, historiques, etc., voire même si une part de désir de violence trouve à à se diriger dans le djihadisme, reste que ces engagements se font au nom d’un grand récit et au service d’une formation symbolique, le califat d’une manière jusque là inconnue. Nos tentatives de lecture de leur « non-dit » ou des affects inconscients dont ils seraient victimes à leur insu, doivent quand même trouver leurs limites face à l’explicite. Le langage - que l’on appellerait perlocutoire en jargon sémiologique, celui qui vise à produire un effet psychique au-delà de l’effet de la proclamation elle-même-. Daech est d’ailleurs sans ambiguïté et sur ses intentions et sur sa méthode (il parle lui-même de « méthodologie prophétique »).

Dans tous les cas, l’analyse de tout ce matériau qui nous est ainsi offert devrait aider sur plusieurs plans. D’abord pour comprendre les priorités stratégiques de l’EI (qui, par exemple, ne sont pas du tout celles d’al Qaïda), la désignation de ses cibles et la hiérarchie de ses griefs. Le fait, par exemple, que l’attentat au véhicule bélier ou la désignation des objectifs les plus importants figurent noir sur blanc dans la littérature djiahdiste ou que l’on y retrouve les mémoires et biographies des attaquants du Bataclan... Dans un système basé sur l’autorité, les instructions aux croyants sont une source d’information cruciale.

Mais surtout, la familiarité avec le message argumenté et détaillé de l’EI, est le meilleur garde-fou contre les erreurs du contre-discours. Face à un adversaire qui commente les livres de Onfray ou de Scott Atran, s’adresser au djihadiste comme à un complotiste nourri de fakes qui a décollé de la réalité, ou comme un ignare qui se laisse prendre à un bourrage de crâne primaire, est pour le moins présomptueux.

Le discours anti radicalisation est sensé procéder par réfutation et dévoilement - la propagande du califat ment, ce sont des fous délirants, ils te manipulent, c’est du complotisme, etc. Mais il prétend aussi interpréter des motivations que les djihadistes eux-mêmes ignoreraient : frustrations, victimisation, désir de violence sous alibi de l’islamisation, tout, excepté les motifs dont ils se réclament eux-mêmes...
La limite de ces affirmations – (les djihadistes, déséquilibrés à soigner ou exclus à réintégrer) - est qu'il n'affectent guère la détermination de ceux d’en face : ces derniers raisonnent en fonction d'un impératif, la loi divine qui ne se discute guère, et sont idéologiquement préparés aux tentatives de "déconstruction". L’EI est particulièrement habile pour désamorcer la critique en la criminalisant par avance (comme production de faux savants) ou en la ridiculisant.

Si le discours du califat, disponible dans notre langue et d'autres, est traité comme auto-illusoire, nous ne risquons pas de déchiffrer le logiciel adverse. Si nous signifions au djihadiste qu'il est un abruti à normaliser, nous oublions qu'à ses yeux, c'est le discours démocratique (loi des hommes) et l'hédonisme individualiste de nos sociétés qui sont délirants et c’est notre incapacité à comprendre les « preuves évidentes » de la volonté divine qui relèvent de l’ahurissement coupable.

Les interpréter, ce serait aussi la meilleure façon d’éviter les effets-miroirs et d’imaginer que l’adversaire raisonne comme nous. Par exemple la théorie du « piège » - les djihadistes, par leurs provocations, tentent d’encourager nos tendances les plus répressives, les plus populistes voire les plus racistes, ce qui solidariserait les musulmans - ne trouve aucune base dans leur propos. Mais pour décoder le message, il faut se prêter à un exercice mental dérangeant : rentrer dans une logique à l’opposé de la nôtre à la fois par les principes dont elle se réclame et par la façon dont elle les met en œuvre suivant une principe d’autorité et d’hostilité illimités.

Idéologie et promesse

L’État islamique représente une synthèse unique ultra-dogmatique entre les composantes militaire et psychologique de la stratégie terroriste.
Son action « militaire » se développe à la fois sur un front au sens classique, depuis sur son territoire (le califat, même s’il peut disparaître dans quelques semaines), et par la lutte de groupes armés affilés dans d’autres pays ou de commandos envoyés en mission (il les nomme alors les « lions du califat ») mais aussi par des acteurs qu’il « inspire », parfois d’un certain amateurisme, qui font allégeance et lui dédient leur acte, mais pour le reste sont d’une très grande autonomie.
Son impact psychologique repose sur une triple propagande, une première hyper organisée depuis le califat, chère et centralisée, une seconde venue de la base et communautaire, plus enfin cette propagande par le fait qu'est le terrorisme comme scénographie de la violence. Une production théorique ultra-doctrinaire nourrit un discours (et des images) d'adhésion et d'autorité, qui recherchent en outre un impact sur l'adversaire, de paralysie à défaut de conversion.

Nous sommes donc bien en présence d’une forme inédite
De théologie au sens où tout - depuis les grandes décisions politique jusqu’aux actes les plus quotidiens - doit être jugé à l’aune de la loi divine. Il y a une bonne réponse à tout -et une seule - et elle ne peut être découverte que par l’interprétation la plus littérale et l’imitation la plus stricte des pieux ancêtres
De géopolitique, même si leur projet qui commence par l’effacement de la ligne Sykes-Picot et se termine par la conquête de la Terre et la chute des nouvelles Rome et Byzance semble difficile à imaginer.
De stratégie puisque chaque acte de la bataille au pays de Cham à l’initiative d’un « soldat du califat » qui attaque une sentinelle au couteau s’inscrit dans une vision générale.

Il faut comprendre ce qu’ils pensent, dans quelles catégories mentales, mais aussi comment ils l’énoncent à travers quelles mise en forme - mots et image - et par quels vecteurs. L’EI ne se contente pas de susciter un commentaire « dans les mots de l’ennemi » (obliger les médias qu’ils combattent à parler d’eux et de leurs actions pour amplifier l’effet de terreur), il s’est doté de ses propres médias. Ministère de la propagande, agences de presse, vidéos en ligne, radios, plus ses magazines (Dabiq en anglais, Dar-al-islam et beaucoup d’autres maintenant fusionnés dans le mensuel al Rumiyah décliné en dix langues). À cette production « un vers tous », depuis un centre vers un public réceptif, s’ajoute une production « tous vers tous » sur les médias sociaux. Longtemps assez visible sur Facebook ou Twitter, maintenant plus discrète, notamment par des listes de diffusion sur Telegram, dans tous les cas. moins accessible à n’importe qui, mais toujours efficace.

Ce discours qui est ainsi offert à notre analyse devrait nous instruire sur au moins trois plans : la doctrine dont tout découle (idéologie), la façon dont se formule son influence (rhétorique) et enfin la façon dont elle se diffuse (sa médiologie).
Sur le plan doctrinal, Daesh formule une « offre » difficile à concurrencer : la réalisation de l’individu (vivre en héros, mourir en martyr, jouir de l’éternité auprès de Dieu), l’attraction fusionnelle communautaire (faire partie du camp longtemps persécuté, bientôt triomphant, des vrais monothéistes, rejeter tous les autres comme ennemis des musulmans et de Dieu, venger l’Oumma persécutée depuis des siècles), et une eschatologie (c’est un discours sur la fin des temps et sur le jugement dernier qui s’approchent). Jamais une idéologie n’a été aussi doctrinaire (tout est dans le Coran interprété littéralement et dans les hadiths, aucune déviance, innovation ou « association » n’est admissible). Mais jamais non plus elle n’a autant rempli les fonctions d’une idéologie : expliquer le monde, probablement dissimuler des intérêts, rassembler, désigner des ennemis cause de tous les maux, promettre une utopie ou un avenir radieux... C’est un système parfaitement clos : ni la dialectique intellectuelle, ni la réfutation par les faits ne sauraient l’atteindre. Le fait d’avoir réponse à tout n’en est pas le moindre atout - par exemple de rendre imperméable à la critique du salafisme takfiriste par l’exégèse coranique, parce que les objections sont prévues et dénoncées par avance comme déviationnistes). Quant aux revers militaires, ils sont présentés comme une sorte de ruse de l’histoire : le créateur éprouve une dernière fois ses fidèles par une défaites apparente pour mieux récompenser ceux qui garderont la foi ;

Persuader et atteindre

Le message de Daech, structuré sur le fond (promesse de sauver son âme, de conquérir la Terre et de venger des siècles d'humiliation), est spectaculaire et incisif par la forme. Il renverse nos codes moraux et politiques mais exploite nos codes visuels ; il semble réussir par l’image contre une société de l’image. Et son discours est adapté à ses publics. La propagande djihadiste combine la multiplicité des genres (aux vidéos "gore" de supplices et égorgements, les plus célèbres, s'ajoute une production, en réalité beaucoup plus abondante et significative, sur la vie quotidienne, les combats, la prédication, les témoignages...), avec la pluralité des sources et canaux (propagande "officielle" sophistiquée et commentaire, amplification par la base). Tout cela au service d’une rhétorique au sens le plus ancien, avec ses trois composantes : éthos, pathos et logos.

Ethos, un système de valeurs, parce que rien n’est neutre, tout est licite ou illicite, source de récompense ou de punition aux yeux du djihadiste, qui est en ce sens exactement le contraire d’un nihiliste. Soumis à un nombre incalculable de prescriptions - et ceci va de l’obligation de faire la hijra (vivre en terre d’islam authentique) ou le jihad aux façons de parler entre femmes ou au choix du couteau, le partisan de l’EI ne connaît que des normes et des déviances.
Pathos, appel aux émotions en une perpétuelle exaltation, dans la mesure où ce sont les passions les plus fortes, le ressentiment, la vengeance, mais aussi la fierté du combattant et, paradoxalement, la promesse d’une vie de bonheur et de la pureté sont constamment évoqués.
Logos enfin, puisqu’une implacable logique tire les conséquences des prémisses dogmatiques : tout découle des fondamentaux dans le texte sacré. Il y même une casuistique très développée dans le discours de Daesh : tout peut être cas de conscience qui a une solution, toute objection peut être rejetée.

Enfin le califat se pose la question du média. Il se dote des moyens les plus modernes : production vidéo de haute technicité, revues aux maquettes sophistiquées, vitesse de réaction, exploitation de toutes les potentialités des réseaux sociaux. Surtout, il comprend que chaque vecteur implique sa logique de persuasion. Il joue donc sur les pouvoirs du spectaculaire, du message formalisé, d’autorité et s’adressant à des audiences dispersées sur la planète lorsqu’il est sur le Web 1.0. Mais surtout il exploite à fond la logique 2.0, réticulaire, virale
Dans un conflit, un média social ne permet pas seulement de s'exprimer, de relayer la propagande ou de démocratiser les fonctions de recrutement, messagerie, formation et publication à destination des adversaires ou du public. Les principes des réseaux rendent à plein : collaboration (chacun participe), affinité (former des communautés plus ou moins spontanées pour témoigner et encourager) et enfin contagion (les informations et les croyances passent de chacun à chacun et non hiérarchiquement d’un centre unique).

Le califat est présent sur des plate-formes comme Facebook, Twitter ou Snapchat. Lorsqu’il en est chassé par les GAFA qui ne veulent pas apparaître comme trop laxistes, il trouve des solutions de substitution comme des listes d’information sur Telegram. Leurs atouts : leur caractère international et familier pour les générations visées, la vitesse de réaction des outils, leur disponibilité universelle, leur résilience et leur discrétion qui en font un canal sécurisé pour atteindre les médias classiques. À cette performance technique s'ajoutent les avantage que connaissent bien les activistes minoritaires : repérer de futurs candidats, s'adresser à eux dans un rapport d'égalité ou de proximité (grand frère plus expérimenté, amie ou aînée pour les filles...), capter leur attention déjà perdue par des institutions ou médias "officiels", les isoler dans un bulle de confirmation, stimuler l'initiative ou l'auto-organisation des petits groupes, éventuellement coordonner au moment du passage à l'acte, répandre des témoignages "exemplaires"... Bref, il y a affinité entre réseau technique et réseau terroriste. Si l'on pense à plus long terme, les réseaux sociaux pourraient se prêter à des usages symboliques pour conserver la mémoire et l'imaginaire du califat, défier l'adversaire, se perpétuer.

Certes, dépendant de compagnies et communiquant par des infrastructures occidentales, usagers donc de "notre" technologie, ils courent le risque d’être interceptés, espionnés, éventuellement privés de liaisons par les grands du Net participant aux stratégies de surveillance / interférence , ou par les agences d'État coopérant avec eux. Plus subtilement, les Gafa peuvent, comme ils le font contre les fakes ou les discours « de haine » rendre les contenus djihadistes beaucoup plus difficiles à trouver par moteurs de recherche, avec des algorithmes qui les font disparaître et les submergent des contenus orientés contre l’EI. En clair, aujourd’hui, pour accéder à du contenu djihadiste, on ne peut plus compter sur son moteur de recherche et il faut être initié à un réseau humain, mais c’est toujours parfaitement faisable. On pourrait imaginer des stratégies d’infiltration, d’intoxication de « propagande noire », d’exploitation du discours des repentis en profitant des facilité d’anonymisation qu’offrent les médias sociaux. Bref, le dossier technique, le jeu du chat et de la souris numériques, est loin d’être clos.


Conclusion

Pour conclure, cette stratégie du sens, utilisée maintenant, précisément dans les jours ou les heures où l‘État islamique risque de perdre ses bases territoriales en Irak et en Syrie devrait nous aider à lever trois inconnues dont la réponse se trouve dans la tête de l’autre. Ceci en mettant de côté le problème évident de savoir dans quelle mesure les capacités de communication de l’EI (dont nous ne pensons pas qu’elles soient concentrées à Raqqah) seront affectées.

Il y a d’abord l’inconnue stratégique : comment réagiront les partisans du califat quand il n’y aura plus de calife, ni la moindre apparence de souveraineté sur la moindre zone ? Retour de « foreign fighters » dans leur pays d’origine, dispersion dans la zone, multiplication d’attentats de ressentiment plus ou moins spontanés ... Bref que leur diront-ils de faire et le feront-ils ?

Il y a l’inconnue géopolitique. Si le choix le plus décisif de l’EI aboutit à une défaite militaire - proclamer le califat ici et maintenant et entreprendre simultanément la lutte contre tous les ennemis qu’ils soient Kurdes, Chiites, Occidentaux, Russes, sunnites « hypocrites », etc.- , dans quelle mesure cela ne va-t-il pas donner raison à la stratégie « de l’ennemi lointain », celle d’al Qaïda canal historique et des organisation qui en sont issues ?

Mais la clé sera l’inconnue que nous appellerons « spirituelle » en y mettant beaucoup de guillemets. Si un système théologico-politique repose sur la promesse d’un califat universel, prélude au jugement de Dieu, que se passe-t-il ? Comment croire en l’avenir si l’utopie (largement célébrée au débutdans un registre triomphaliste par le médias de Daech) ne se réalise pas ? On ne peut remporter la victoire que par l’acquiescement de l’adversaire qui intériorise sa défaite et renonce à combattre par les armes. Sans capitale, sans terre de hijra, sans armée, etc., les partisans vont-ils accepter l’échec ? Se reporter vers d’autres formes de lutte, avec une rage supplémentaire (puisque les « mécréants », une fois encore dans l’Histoire, auront écrasé le califat, seul pouvoir légitime) ? Ou croire en la théorie que tente actuellement de défendre l’EI : qu’une défaite militaire apparente mène à une victoire spirituelle ? Qu’il s’agit d’une ultime épreuve pour éprouver la foi des vrai croyants, prélude à des triomphes plus miraculeux encore ?



Pour continuer voir le livre Daech : l’arme de la communication dévoilée

La communication de Daech : Le livre Daech : l’arme de la communication dévoilée
http://www.huyghe.fr/actu_1486.htm