huyghe.fr - Le site de François-Bernard Huyghe
OK
 Sur Twitter : @huyghefb
 Comprendre les conflits : une nouvelle polémologie
 Terrorisme
 Affrontements, stratégies et images
 Information, pouvoir et usage : l'infostratégie
 Intelligence économique : du savoir à l'influence
 Pouvoirs et information
 Transmission et communication : la médiologie
 Médiologie au présent
 Médiologie de l'histoire
 Divers
 Textes à télécharger
 Huyghe Infostratégie Sarl
Information, pouvoir et usage : l'infostratégie > Pouvoirs et information
Influence d'État, diplomatie publique, softpower...
Introduction


Politique internationale de prestige, diffusion de sa langue et de son modèle culturel, communication à destination des peuples étrangers ou de leurs élites, propagation de ses valeurs ou de son idéologie (voire de sa religion), réseaux d'agents ou d'alliés,on trouvera toujours un exemple ancien des politiques d'influence. Ce qui change avec notre époque est sans doute la dimension systématique et technique qu'a pris cette ancienne stratégie.
Comme le montre l'article de Charlotte Lepri, la guerre culturelle, le soutien aux mouvements idéologiques, voire artistiques favorables à son modèle, ou, tout simplement, l'utilisation de médias émettant à destination de populations étrangères sont typiques de la Guerre Froide. À l'époque, on parle d'une diplomatie publique destinée à "raconter l'histoire" du point de vue US et à sauter par dessus les gouvernements pour toucher les peuples.
Olivier Koch, traitant surtout des organisations et fondations qui relayent le projet étatique ou Nicolas Arpagian analysant la façon les USA misent sur les cyberdissidents et leur apportent un soutien technique qu'ils peuvent leur apporter, nous prouvent que l'idée retrouve une nouvelle jeunesse.
Avec un sens typiquement américain du mot-slogan, on parle désormais de "nouvelle diplomatie publique", de "smart power", de "e-diplomatie". Mais sous la prolifération terminologique, on retrouve les règles constantes de l'influence, comme nous le rappelle Eric Delbecque. Et ce n'est pas un monopole US, ainsi que le démontre l'article de Barthélmy Courmont sur le softpower chinois.D'autres auteurs, dans des précédents numéros de l'Observatoire ont traité des chaînes internationales d'influence, des rapports des puissances politiques avec les réseaux numériques ou des révoltes dites "2.0".
Tous nous parlent géopolitique de la séduction.


 Cliquer ici pour télécharger la lettre
 Observatoire géostratégique de l'informaoin
 Imprimer cette page