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Anthologie extraite des Cahiers de Médiologie
Rappel : une définition de la médiologie (pour compléter celles que présente le site de la médiologie


La médiologie est une discipline fondée par Régis
Debray et qui traite des fonctions sociales supérieures
(religions, art, politique, idéologie, mentalités) dans leurs rapports avec les structures de transmission, elles-mêmes dépendantes du développement technologique (supports, réseaux, vitesses, types de mémoire conservée).

Elle étudie les relations entre des formes dites nobles de
l’existence sociale avec le domaine dit inférieur.
Donc, plutôt que des médias, elle traite des moyens de transmission, techniques comme l’ordinateur ou la radio, ou types d’organisation (école, parti, église) qui transmettent eux aussi.

Il y a donc trois manières principales d’aborder la
médiologie :

1. Par une réflexion sur les techniques. D’où une
logique des conséquences : soit l’apparition du
papier, de la bicyclette ou d’Internet, que se
passe-t-il ? Quelles répercussions sociales,
mentales ? Qui gagne du pouvoir, qui en perd ?
Qu’est-ce qui devient pensable, impensable,
mémorable, obsolète, prestigieux, ringard ?
Quelle vision du monde implicite entraîne la nouvelle
technologie ? Comment interagit-elle avec
les technologies antérieures ? Quelles résistances
et détournements suscite-t-elle ? Comment
réorganise-t-elle le milieu « écologique/
civilisationnel » où elle apparaît ? La perception
du temps, de l’espace, la mémoire ?

2. Par une réflexion anthropologique. Pourquoi,
comment nous sommes « naturellement » culturels
et « naturellement » techniques. En quoi
nous dépendons de… Comment nous sommes
produits par ce que nous produisons : les instruments
qui prolongent notre corps, nos sens ou
notre cerveau, et les communautés dont nous
faisons partie. Nous fabriquons nos prothèsesqui multiplient notre force, nos sens ou notre
mémoire ; du coup nous déléguons, donc
l’usage de nos forces, de nos sens et de notre
mémoire s’en trouve modifié.

3. Par la question de la croyance. Les outils et l’efficacité
de la propaganda fide. La recherche des
conditions du faire-croire : quels types d’inscription,
d’organisation, d’incarnation du message le
rendent efficace, le propagent et le font
perdurer ? Inversement : soit telle configuration
médiologique, quels jugements de faits ou de
valeur, quels systèmes mentaux, quels messages
« passent » ou ne passent pas ? On peut
faire plus subtil ; penser la coproduction médiation/
message non pas en termes binaires (performant/
non performant) mais comme une
sorte de réorganisation de la hiérarchie, voire du
« style » des idées : à quoi ressemblent les
énoncés qui se propagent ?

En d’autres termes, la médiologie s’intéresse à la
fois aux systèmes de contraintes matérielles et des
guidages techniques grâce auxquels circule un
message ; aux systèmes de croyance et à leur
devenir (les mots en « isme », les convictions qui
trouvent repreneur) ; aux idées en général comme
des rapports entre un outil de communication et un

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 http://www.mediologie.org
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